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HANDSHAKE

performance instantanée sonore et tactile pour une personne)

Quand on sert la main, on donne et on reçoit en même temps. 
C'est l'histoire d'un échange avec tact...
Dans HANDSHAKE, ce qui touche quand on touche est révélé par les touches du clavier de la pianiste Gwen Rouger qui vous tend littéralement la main.
Embarquez durant 3 minutes pour un voyage sonore et tactile, poétique et intimiste où chaque poignée de main est unique comme la rencontre entre vous et la pianiste et la musique qui en émergera !

 


La poignée de main est un geste très ancien dans l'histoire de l'humanité. Attesté dès la Grèce antique, il est un signe d'égalité né de la volonté de rupture avec les salutations qui marquent la hiérarchie sociale. Il est l'expression d'un échange, d'un accord, d'une confiance. C'est un geste de rencontre dans une dimension d'altérité. C'est la manifestation d'un engagement, d'un besoin d'être relié à l'autre. 

Quand on serre la main, on reçoit et on donne en même temps. 

 

Description de l'installation


Comme une poignée de main, le geste artistique de HANDSHAKE est court, poétique et intimiste : un·e passant·e est invité.e par la musicienne Gwen Rouger à franchir la porte d'une boîte (L 2m, l 1 m, H 2 m) placée dans toute sorte d'espaces publics, pour une performance de 3 minutes. La personne rentre, sur le mur en face d'elle se trouve un clavier comme suspendu et un écriteau où est inscrit "Quand on serre la main, on reçoit et on donne en même temps". La pianiste est placée face à celle-ci, derrière un mur avec une trappe où elle passe son bras et avance une poignée de main. Durant les 3 minutes de la performance, un jeu d'interaction s'opère entre l'artiste et le ou la spectateurice.

La musique – la relation - l'écoute

Deux enceintes sont dissimulées dans la boîte. Quand la personne entre, elles diffusent un paysage sonore très similaire à celui de l’environnement sonore de l'espace public dans lequel la boîte est placée. En entrant dans la boîte, un seuil est franchi. De ce fait, on entend différemment les sons qui paraissaient communs juste avant d'y entrer.   

Dessous la trappe, est masquée une fente par laquelle la musicienne peut glisser sa main gauche pour accéder aux touches, pads et faders du clavier midi. C'est un sampler programmé de sons concrets issus ou inspirés des caractéristiques acoustiques de l'environnement sonore où est placée la boîte et de sons de piano préparé avec un contrôle Aftertouch qui permet de passer des uns aux autres par la pression. Les pads et faders permettent de multiplier les claviers et jouer avec leurs intensités. 

Ce qui se joue dans la poignée de main transforme les sons de l'environnement et leur écoute, poétise et symbolise la mise en relation, sa puissance transforme notre perception de la réalité, notre rapport au monde.

Il y a un jeu de miroir : plus les mains entrent en dialogue, plus les sons de l'environnement sont manipulés/transformés par la musicienne avec sa main gauche sur le clavier midi. 

Protocole d'adresse - Pratique artistique des Droits Culturels - Espace public 

Performance courte et sans rendez-vous, dans l'espace public, les passant.e.s sont accueilli.e.s par l'artiste qui leur explique simplement et joyeusement ce dont il s'agit pour rassurer (sans tout révéler !), afin de toucher des personnes aux multiples références culturelles et de rompre avec les logiques « d'accès » à la création artistique musicale.

Durant le « duo », le ou la spectateurice est libre d'agir ou non, de définir et exprimer sa singularité comme iel le souhaite, l'identité de chacun·e est respectée : la pianiste laisse à la personne le choix de ses actions et d'accepter ou non ses invitations à être en contact, toutes les versions  de la performance sont envisagées (y compris la non poignée de main !). La pianiste s'adapte, tout comme le ou la spectatrice, à la situation : c'est l'un des principes fondamentaux de la « musique relationnelle », accepter d'être dans une relation qui nous transforme. 

C'est un jeu d'interaction (comme les jeux de l'enfance) qui amène à une écoute plus fine, vécue intimement et physiquement.  

Accrochées à la boîte à l'extérieur, plusieurs paires de casques audio sont à la disposition des passant.e.s. Curieux.ses ou ami·e·s de la personne qui est à l'intérieur, il est possible d'entendre la poignée de main qui est en train se jouer (et de comparer joyeusement les « versions » !).
Une photo est prise de la poignée de main durant la performance par un appareil photo dissimulé dans la structure de la boite. Les photos sont exposées au fur et à mesure sur les murs à l'extérieur, produisant une véritable galerie de la diversité pour les passant.e.s.

La pianiste Gwen Rouger vous invite à bord d’une bétaillère, pour un voyage

musical et sonore en compagnie de son piano et des vaches rencontrées sur son

chemin. Pour quelle destination... ? À ses côtés, vous serez amené à accorder autrement

votre oreille comme elle son piano aux sons des êtres vivants qui nous entourent.

Saviez-vous que les vaches entendent beaucoup plus fort et plus aigu que

nous ? Dans cette bétaillère, ce sont les vaches qui nous guident pour que notre

écoute se déplace. Car n’aurait-on pas à apprendre des vaches à nous taire pour

mieux écouter ?

Durée : performance de 25 mn, donnée toutes les 30 mn, sur plusieurs jours consécutifs

(2 jours minimum / 10 performances par jour).

Public : à partir de 10 ans

Espace : immersif

Sur rendez-vous (individuel)

Distribution : Gwen Rouger – conception, composition musicale et performance

Mentions et partenaires :

Soutien à la production/diffusion : Maison de la Musique Contemporaine

Soutien à la résidence : Le Château de la Roche-Guyon (résidence 23/24)

Commandes des oeuvres originales : L'Archipel, Scène Nationale de Perpignan (66)

Premières : 19 au 23 novembre 2024, Festival Aujourd'hui Musiques de l'Archipel,

scène Nationale de Perpignan (66).

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